»Harry Potter et la coupe de feu», quatrième volet sombrissime des aventures du plus célèbre sorcier de la planète cinéma, entraîne le jeune héros aux petites lunettes rondes dans un violent combat contre les forces du mal, incarnées par le maléfique Lord Voldemort.
Agé désormais de 14 ans, Harry Potter, toujours interprété par Daniel Radcliffe, reprend le chemin de l'école de Poudlard, mais il est tourmenté par des cauchemars qui ne font que s'aggraver après avoir assisté à la coupe du monde de Quidditch avec ses amis Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson).
La grande fête sportive est en effet gâchée par l'apparition dans le ciel de la marque des ténèbres, emblème de Lord Voldemort (Ralph Fiennes), dont les Mangemorts annoncent le retour après treize ans d'absence.
De retour à Poudlard, le nom de Harry est mystérieusement sélectionné par la coupe de feu pour participer au prestigieux mais périlleux »Tournoi des trois sorciers», et ce alors qu'il n'a pas l'âge requis.
Accusé de tricherie, Harry est ostracisé et se retrouve seul face aux dangereuses épreuves qui l'attendent lui et ses concurrents : la superstar de Quidditch Viktor Krum (Stanislav Ianevski), le surdoué de Poudlard Cedric Diggory (Robert Pattinson) et la charmante Fleur Delacour de l'Académie Beauxbâtons, interprétée par la jeune actrice française Clémence Poésy.
»Le film renferme de merveilleuses séquences à grand spectacle (...) mais son moteur est la dramatique confrontation de Harry avec une puissance maléfique qu'il est le seul à pouvoir combattre», estime le réalisateur Mike Newell, auteur entre autres de »Quatre mariages et un enterrement.
»à l'allure de reptile volant»
Omniprésente, l'ombre de Voldemort plane lourdement sur le film. »C'est difficile de jouer un homme censé exprimer la quintessence du mal (...) Je souhaitais faire de Voldemort un homme profondément, authentiquement mauvais», explique l'acteur britannique Ralph Fiennes, méconnaissable dans ce personnage »à l'allure de reptile volant».
Jugé trop violent, le film a été interdit aux enfants de moins de 12 ans non accompagnés par le British Board of Film Classification (BBFC), le bureau britannique qui délivre les visas de sortie des films.
Le film, fidèle au livre de l'écrivain écossaise J.K. Rowling, se penche aussi sur les premiers troubles amoureux de l'adolescence, suivis à la loupe par l'échotière Rita Skeeter, une fouineuse incorrigible incarnée par Miranda Richardson.
Harry et ses amis tombent ainsi instantanément sous le charme des délicieuses élèves de Beauxbâtons, moulées dans des uniformes de soie bleue. »Ces filles débordent de féminité et les garçons en ont le souffle coupé», commente Mike Newell.
Malheureusement, Harry aussi bien que Ron se révèlent plutôt maladroits avec le sexe faible.
»Harry ne sait pas comment se comporter avec elles. Cela le rend encore plus sympathique à ceux qui ne se sont jamais sentis à l'aise face à une fille, autrement dit la totalité des hommes de la planète!», plaisante Daniel Radcliffe.
Tous les espoirs sont néanmoins permis puisque le jeune acteur a annoncé qu'il serait au générique du cinquième volet de la saga, intitulé »Harry Potter et l'Ordre du Phoenix». Peut-être aura-t-il apprivoisé d'ici là les rudiments du code de la séduction.




